
| 02.09.26 - 05.09.26 | La Manufacture |
| MAT |
The students of the 13rd class of the Master’s in Theater program are presenting their final-year stage productions.
Au programme (en français)
Morgane Manceau · Louis Amado · Louis Loup Collet
INFRA
La femme à la gueule mélangée
Infra. Dessous, au-dessous.
Infrarouge : en dessous du rouge, lumière invisible qui ne peut être détectée à l’oeil nu.
La femme à la gueule mélangée est la tentative de portrait d'une disparue. Une femme discrète dont on sait peu de choses et dont on nous dit qu'elle n'a rien à nous dire. Alors, pour la beauté du geste et sans rien attendre en retour, nous avons plongé dans sa tête pour sentir les remous et les vagues qui l’agitaient à l’intérieur. Il fallait bien qu'on fasse quelque chose de tout ce silence…
Faire ensemble, faire autre en restant soi, trouver une voie, trouver une voix commune dans la scénographie. Échanger, prendre, donner, réussir à faire à deux ce que seul on aurait pas su, pas osé, pas pensé. Trouver entre deux cerveaux de Louis des espaces insoupçonnés.
Mercredi à Samedi 18h | Salle cent-vingt
...
Louis Amado
Comment les nuages savent quand pleurer ?
Parfois on oublie ses clés, parfois on oublie son voisin, sa sœur, et parfois même ses enfants. Parfois on oublie tout, jusqu'à ce que cela revienne.
Dans une place de jeu en ruine, la présence d'un homme disparu hante les lieux. Sa sœur et son frère l'ont oublié, ou presque. Iels tentent de le retrouver, en reconstruisant ce lieu de leur jeunesse, en retraversant des gestes d'enfance, en rêvant à nouveau. Une forme de lutte contre l'oubli, une forme de lutte pour la mémoire. Et si se souvenir était la première arme dont on disposait ?
Comment les nuages savent quand pleurer ? est une rencontre entre corps, espace et musique pour effleurer une saveur qui nous échappe, une empreinte qui s'estompe. Une rencontre pour se souvenir qu'il y a des choses que l'on ne peut oublier.
Mercredi à Samedi 20h | Studio noir (petite jauge)
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Paloma Arcos Mathon · Anaïs Brancaz
Orchids
Le cimetière sans noms
Rentrer dans le cimetière c’est rentrer dans une zone de contact, de lisières, un espace obscur où les frontières, les limites, les définitions deviennent floues. C’est un lieu de transformation. Une transformation qui se fait par le milieu, dans le lien et en relation avec les disparues.
L’Occident est malade de ses fantômes, dit Romain Noël. Aller dans le monde des mortes, c’est regarder le monde des vivantes comme une image en négatif, et révéler ses normes, ses organisations, ses lois, ses fictions.
Entre le cabaret spectral, la cérémonie fragile ou une ode aux amitiés et amours déviantes, ce que nous découvrons c’est la force active des vies ayant lutté et qui ne cessent de traverser les corps présents.
« Quand on s’occupe des mortes on s’occupe de tout. Et on se fout de tout quand on se fout des mortes. » Léa Rivière
Mercredi, Vendredi 18h & Jeudi, Samedi 22h | Salle nonante (petite jauge)
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Matteo Marano · Louis Loup Collet
Le Dehors de toute chose
Nous en avons fini avec les révolutions culbuto qui remettent sur pied ce qu’elles renversent, parce que, ne l’ayant jamais conquise, elles rêvaient de la liberté comme d’un ciel lorsqu’il nous faut apprendre – nous - à la vivre en tant que sol.
Sur une lune de Saturne, dans une colonie où démocratie et surveillance vont de pair, un groupuscule d’activistes se préparent. Parce qu’après on fera quoi ? Il faudra bien apprendre à être autre et à être avec l’autre. S’inventer comme autre que soi. On devra bien savoir comment se laisser traverser, se laisser transformer. Même si on croit très bien savoir où on va.
Et chaque fois qu’un vide se fait, que ça se déchire du dedans pour s’ouvrir, même un tout petit peu, alors passe un vent, quelque chose fuit, qui fait appel d’air, ça vit.
Mercredi à Samedi 20h | Salle septante
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Elsa Provansal · Maud Nguyen Huynh
PARDON !
Prière de laisser la Suisse aussi propre en sortant que vous l'avez trouvée en y entrant
Peut-être que commencer un traitement antidépresseur - qui installe dans
l’âme un calme plat - au moment même où l’on emménage en Suisse,
c’est simplement se mettre au diapason du pays. À Rome, fais comme les
Romains. Ou bien est-ce un hasard de calendrier ? Peut-être que le processus
de neutralisation a commencé bien plus tôt, à l’internat ou dans l’enfance.
Peut-être aussi que prendre des antidépresseurs, qui lissent aussi bien les
grands abîmes que les grandes joies, lorsqu’on essaie d’écrire un spectacle
à la fois triste et drôle, c’est se tirer une balle dans le pied. Mais sans doute
que se tirer une balle dans le pied, c’est mieux que de se tirer une balle dans
la tête.
Face au désenchantement du monde, nous sommes tenté·es de démissionner.
Alors qu’est-ce que serait un théâtre de l’abandon, du retrait, du raté ?
Ce spectacle est un hommage, pour les fêlé·es, les désaxé·es, les folles, les
bipolaires, les clowns et celleux qui se cassent souvent la figure. C’est une
tentative de célébrer la vie en tant que la non-mort, en tant que pas-lamort,
au moins pour ce soir.
Mercredi, Vendredi 22h & Jeudi, Samedi 18h | Salle nonante
Directed and designed by the students of the Master Théâtre (2024-2026) : Louis Amado, Paloma Arcos Mathon, Anaïs Brancaz, Louis Loup Collet, Morgane Manceau, Matteo Marano, Maud Nguyen Huynh, Elsa Provansal

26.09.2026
26 September 2026 —
Presentation of academic programs, introductory workshops, and guided tours are on the agenda for this Open Day.

19.10 - 23.10.2026
A week-long introductory workshop to the performing arts for young people, with exercises related to theatre and dance practices.